Augmentation mammaire – augmentation du volume des seins

« Un buste proportionné pour une silhouette harmonieuse »

Il s’agit, soit de corriger une hypotrophie mammaire, c’est-à-dire un manque de développement de la glande mammaire, soit de compenser une diminution du volume mammaire due à une grossesse, ou lors de modifications hormonales inhérentes à chaque femme.

Le but est de valoriser ou rajeunir le buste en réadaptant naturellement son volume. Ce complément de volume est effectué grâce à une prothèse ou implant choisi et positionné de manière personnalisée pour chacune des patientes.


Photos Avant/Après
une augmentation du volume des seins


Ce qu’il faut savoir

Le sein est une partie très instable du corps des femmes. Dans nos pays occidentaux, 1 femme sur 8 va développer une cancer du sein durant son existence. Il s’agit là d’une maladie trop grave pour l’écarter complètement des arguments menant au choix stratégique d’une augmentation mammaire.
Il existe actuellement 2 principes d’augmentation du volume des seins.

  • les augmentations par prothèses ou implants
    Scientifiquement validées comme inoffensif sur le sein, les prothèses n’exposent en aucun cas les femmes à l’apparition d’un cancer. De plus, elles ne gênent pas le dépistage de cancer par mammographie ou échographie.

  • les augmentations par injections

    1. les injections de graisse
      Elles nécessitent au moins trois interventions pour obtenir un volume augmenté d’1 à 1,5 taille de bonnet de soutien gorge. Aucun réel recul scientifique de l’impacte de cette nouvelle graisse sur le tissu mammaire n’est disponible. Les nombreuses cicatrices glandulaires à type de mini ou microkystes, et calcifications gênent le dépistage du cancer du sein par mammographie.

    2. les injections d’acide hyaluronique
      Aucun recul scientifique à moyen terme ou long terme sur l’impact glandulaire mammaire de ces produits issus de l’industrie pharmaceutique n’est connu. Ces produits mettent très mal à l’aise les radiologues qui examinent les mammographies de dépistage du cancer du sein. L’acide hyaluronique se résorbe progressivement sur 18 mois et nécessite une réinjection tous les 9 mois pour maintenir un volume à peu près constant. Ces produits sont vivement déconseillés chez les patientes aux antécédents familiaux de cancer du sein. Ils peuvent être envisagé chez des patientes jeunes, moins de 30 ans, sans antécédents mammaires, pendant une durée certainement limitée dans le temps.


Les implants
pour une augmentation mammaire

Implant mammaire

Implant pour augmentation mammaire

Qu’est-ce que c’est ?

La prothèse présente une enveloppe ou étui en silicone, dont le contenu peut varier (gel de silicone ou sérum physiologique). La forme de l’implant peut être ronde ou dite “anatomique”, en forme de sein.

A noter :
Les implants mammaires ne prédisposent pas à l’apparition de cancer du sein et ils ne gênent en aucun cas le dépistage systématique de cancer du sein par mammographie, seulement il est nécessaire d’informer le cabinet de radiologie lors de votre rendez-vous.
Les transports aériens ou la pratique de la plongée sous-marine ne leur occasionnent aucune modification. Les grossesses sont tout à fait autorisées avec des implants mammaires, et l’allaitement n’est absolument pas interdit mais oblige une rigueur des soins apportés aux mamelons.

Pourquoi choisir un implant à enveloppe texturée ?

A travers une expérience importante des implants mammaires (plus de 200 par an), et pour le bien-être et la satisfaction des patientes, les prothèses à enveloppe hyper texturée représentent le meilleur des choix stratégiques par rapport aux prothèses à enveloppe lisse ou même texturée mais non adhérente. De ce fait, ces dernières sont sujettes à de petites mobilisations intempestives, dans leur site de réception, qui finissent par éroder leurs bords.
En revanche, l’enveloppe avec hyper texturation d’allure veloutée présente des vertus antidérapantes et adhésives. Ces prothèses qui adhèrent comme un velcro dans leur loge de réception, voient leur risque de mobilisation secondaire amoindri. Les risques d’usure et de fragilisation par de multiples frottements et érosion disparaissent. Il semblerait aussi que le risque de coque ou rétraction cicatricielle péri prothétique soit minoré.

Pourquoi choisir un implant avec un gel de silicone ?

L’implant rempli au sérum physiologique (eau salée) présente un risque de rupture trop élevé (en moyenne autour de 7-8 ans de vie), qui conduit à une ré-intervention. De plus, ces prothèses se comportent comme un sac d’eau, ne présentent pas un toucher très naturel, ne s’intègrent pas vraiment pour faire corps avec le sein, et font aisément des vagues. Ces implants ne remplissent pas idéalement ce pour quoi ils sont utilisés.
Les prothèses remplies d’un élastomère de silicone élaboré, préformé et stérilisé en laboratoire, d’une souplesse remarquable compte tenu de sa bonne cohésivité, constituent une réponse adaptée à l’augmentation mammaire.

  • Réintroduits sur le marché médical en 2001 après de nombreuses études scientifiques établissant leur innocuité sur l’organisme, ces implants présentent une souplesse proche de la qualité de la glande mammaire, une intégration douce et tiède en complément mammaire.
  • La durée de vie des nouvelles prothèses semble bien plus longue (probablement supérieure à 12-15 ans) que les précédentes générations. La garantie à vie proposée par certains laboratoires n’a pas beaucoup de sens, et cela du fait des modifications constantes des prothèses disponibles. A quoi servirait qu’un laboratoire mette à disposition des implants dorénavant dépassés, pour remplacer des implants défectueux. En effet, les implants garantis à vie sont les mêmes que les standards. Mais une facturation supplémentaire des laboratoires (entre 250 et 400 euros) donne droit à une mise à disposition d’implants neufs, en cas d’évolution défectueuse de ceux posés. Cela ne comprend pas, par ailleurs, les frais de clinique, honoraires de l’anesthésiste et du chirurgien.
  • Il n’existe pas de risque de dégonflement.
  • La fragilisation de la capsule externe, dorénavant très rare avec les nouvelles générations de prothèses, ne peut occasionner que de très minimes fuites de gel de silicone.
  • La cohésivité du gel de silicone, c’est-à-dire le caractère compact du gel utilisé et donc son degré de souplesse ou de fermeté, doit être choisi de qualité intermédiaire. Si l’implant est choisi trop souple, il favorise l’apparition disgracieuse de vagues, aspect des seins en tôle ondulée. La fluidité de son gel de silicone l’expose à un réel risque de fuite et dispersion dans le sein. Si l’implant est choisi trop ferme, il perd sa souplesse et son caractère naturel au toucher. Des implants de cohésivité intermédiaire, très souples, proches de la qualité du sein naturel, et surtout sans risque de fuite dans la glande mammaire représentent donc un bon compromis.

Pourquoi choisir un implant avec une forme anatomique ?

Les prothèses de forme ronde, longtemps utilisées, entraine un aspect peu naturel du résultat chirurgical : trop de volume sur le secteur supérieur, transition parfois abrupte entre le thorax et le sein. Dans des photos de résultats d’augmentation mammaire par prothèse ronde, il est exceptionnel de ne pas y remarquer un galbe ou une courbe atypique.
Actuellement et depuis maintenant plus de 5 ans, j’utilise les implants forme anatomiques, et cela pour la quasi intégralité de mes patientes. Ces implants profilés en forme de sein répartissent naturellement le volume apporté. Ils respectent la transition douce habituelle entre le thorax et le sein, et majorent le galbe du secteur mammaire inférieur. Ainsi, l’augmentation par prothèse du volume mammaire s’effectue de manière superposable à ce qu’aurait été une croissance spontanée de la glande mammaire.

Dessin illustrant la transition douce entre le thorax et les seins obtenue grâce aux implants anatomiques.

Dessin illustrant la transition douce entre le thorax et les seins obtenue grâce aux implants anatomiques.

A noter :
Il faut pouvoir disposer d’au moins une bonne vingtaine de cas de patientes prises en photo à distance de l’intervention pour pouvoir évaluer la qualité et la constance des résultats d’une technique et d’un chirurgien. Les implants ronds, dont la tendance est de favoriser une augmentation du volume dans le secteur supérieur, sont plutôt réservés aux seins déjà formés, généreux, et légèrement relâchés.

Il est reproché aux implants anatomiques d’être plus difficiles à poser. C’est vrai, mais quand leur pose est très fréquente et régulière (entre 2 et 10 fois par semaine), cela devient finalement plus facile. Beaucoup de chirurgiens qui ne posent pas d’implants anatomiques sont détracteurs de cette stratégie, ce que je regrette.
Il est également reproché aux implants anatomiques de tourner sur eux-mêmes. C’est vrai et faux à la fois. Cela dépend essentiellement de deux choses.

  • la qualité de l’enveloppe de l’implant :
    Seules les enveloppes hyper texturées, faisant velcro avec leur environnement, sont à recommander pour les implants anatomiques. Il semble que les autres types, lisses, micro texturées, ou simplement texturées, exposent à plus de rotation.

  • la position lors du sommeil
    Les patientes qui dorment exclusivement sur le ventre ont plus de risque de voir leurs implants se mobiliser.

Sur l’ensemble des interventions d’augmentation mammaire réalisées, exclusivement avec des implants hyper texturés, je ne déplore qu’une dizaine de cas de mobilisation d’implant. Il s’agit de patientes qui dorment exclusivement sur le ventre. Pour neuf d’entre d’elles, leurs prothèses se sont complètement retournées (le devant passant en arrière), et pour l’une d’entre elles, une rotation sur lui même de l’implant (comme les aiguilles d’une montre).
Pour neuf patientes sur les dix, une courte manipulation en consultation a suffit au repositionnement de la prothèse. En revanche, j’ai dû opérer (en ambulatoire) la dixième patiente.
Il faut également savoir que pour les implants ronds, et pour les patientes qui dorment exclusivement sur le ventre, le risque de mobilisation devant-derrière est le même. Mais la déformation en résultant est souvent un peu moins visible, et les chirurgiens n’en parlent pas.
De mon point de vue, et de celui de mes patientes, cela ne remet en aucun cas le choix des implants anatomiques, dont l’aspect du résultat est bien plus naturel.

Quelles positions pour les implants ?

L’intervention a pour objectif d’augmenter le volume du sein. Ainsi, la situation la plus naturelle des implants est dans le sein lui-même ou juste en arrière. L’implant fait ainsi corps avec le sein et s’associe à lui dans sa mobilité, dans sa vie et son évolution.
Mais cette position idéale n’est envisageable que chez les patientes présentant une étoffe mammaire et de graisse sous la peau en quantité suffisante pour que l’implant ne se voie pas ni ne se sente. Cette situation n’est pas toujours envisageable chez des patientes menues, à la graisse sous cutanée trop fine, et aux seins très peu développés. Pour celles-ci, une partie ou l’intégralité de l’implant doit être protégé et dissimulé derrière une épaisseur du muscle régional, le grand pectoral.
La bonne dissimulation de la prothèse, pour un résultat harmonieux, reste la seule raison de positionner les implants en arrière du muscle grand pectoral, c’est-à-dire plus en profondeur.

  • le positionnement de la prothèse en arrière du muscle grand pectoral

    Chez les patientes minces, pour mieux dissimuler l'implant mammaire, la position rétropectorale est préférable.

    Chez les patientes minces, pour mieux dissimuler l’implant mammaire,
    la position rétropectorale est préférable.

    Il est adapté aux patientes dont les seins sont plats et non relâchés, mais déconseillé chez les grandes sportives car il peut sensiblement diminuer la force du muscle pectoral.
    Cette position interpose le muscle entre l’implant et l’extérieur, ce qui le rend invisible et non palpable chez les patientes minces.
    Cette situation de la prothèse rend l’intervention un peu plus douloureuse. C’est aussi un facteur d’aspect de seins figés sur le thorax, car le muscle a tendance à se comporter comme un piège un peu rigide pour l’implant.
    Patiente, 30 ans, implants anatomiques 260 cc, position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 11 mois, actuellement bonnet B+.
    Patiente, 30 ans, implants anatomiques 260 cc, position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 11 mois, actuellement bonnet B+.
    Patiente, 22 ans, implants anatomiques 320 cc, position rétropectorale, par voie axillaire. Résultat à 8 mois, actuellement bonnet C.
    Patiente, 22 ans, implants anatomiques 320 cc, position rétropectorale, par voie axillaire. Résultat à 8 mois, actuellement bonnet C.

  • le positionnement de la prothèse en avant du muscle grand pectoral

    La prothèse reste mobile avec le sein. Il s'agit de la position la plus naturelle et la plus physiologique. Il est recommandé chez les patientes à l'étoffe mammaire et graisse sous cutanée en quantité suffisante pour que la prothèse soit intégralement dissimulée. L'implant et le sein évoluent comme un seul. L'implant garde toute sa souplesse et reste mobile avec le sein.

    La prothèse reste mobile avec le sein.

    C’est la position la plus naturelle et la plus physiologique. Elle est recommandée chez les patientes à l’étoffe mammaire et graisse sous cutanée en quantité suffisante, car elle permet une dissimulation intégrale de l’implant. L’implant et le sein évoluent ensemble : l’implant garde toute sa souplesse et reste mobile avec le sein.
    Patiente, 28 ans, implants anatomiques 320 cc, position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 12 mois, actuellement bonnet D.
    Patiente, 28 ans, implants anatomiques 320 cc, position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 12 mois, actuellement bonnet D.
    Patiente, 36 ans, implants anatomiques 245 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 10 mois, actuellement bonnet C+.
    Patiente, 36 ans, implants anatomiques 245 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 10 mois, actuellement bonnet C+.

  • le positionnement de la prothèse en dual plan

    La prothèse mammaire pénètre dans le sein pour plus de naturel.

    La prothèse mammaire pénètre dans le sein pour plus de naturel.

    Cette position mixte bénéficie des avantages des deux techniques précédentes. C’est à mon avis la position de choix pour la majorité de mes patientes. Elle a pour intérêt d’interposer de manière naturelle le muscle sur le secteur supérieur, et de s’intégrer au sein dans le secteur inférieur. L’implant est ainsi dissimulé en arrière du muscle grand pectoral sur la partie haute, zone très critique de risque de visibilité de l’implant, mais garde toute sa souplesse et mobilité sur la partie basse, gage de naturel.
    Patiente, 30 ans, implants anatomiques 275 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 12 mois, actuellement bonnet C.
    Patiente, 30 ans, implants anatomiques 275 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 12 mois, actuellement bonnet C.
    Patiente, 23 ans, implants anatomiques 260 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 8 mois, actuellement bonnet B++.
    Patiente, 23 ans, implants anatomiques 260 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 8 mois, actuellement bonnet B++.

Quelques illustrations d’interventions particulières

  • Les patientes aux seins écartés ou rapprochés, auront la même atmosphère de buste après l’intervention. Il est impératif de bien positionner les prothèses centrées en arrière des aréoles au risque d’excentrer ou de rapprocher des seins respectivement écartés ou rapprochés.
    Patiente, 32 ans, implants anatomiques 275 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 8 mois, actuellement bonnet C.
    Patiente, 32 ans, implants anatomiques 275 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 8 mois, actuellement bonnet C.
    Patiente âgée de 23 ans, présentant des seins très rapprochés et sillon sous mammaire bas. Résultat à 9 mois d’une augmentation mammaire par prothèse anatomique par voie axillaire, rétro pectorale, 320 cc et suspension du sillon sous mammaire.
    Patiente âgée de 23 ans, présentant des seins très rapprochés et sillon sous mammaire bas. Résultat à 9 mois d’une augmentation mammaire par prothèse anatomique par voie axillaire, rétro pectorale, 320 cc et suspension du sillon sous mammaire.

  • Les patientes aux seins et aréoles relâchés, après allaitement prolongé, vont retrouver toute la générosité et la plénitude de leurs seins pendant la gestation.
    Patiente, 36 ans, implants anatomiques 320 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 12 mois, actuellement bonnet C.
    Patiente, 36 ans, implants anatomiques 320 cc , position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 12 mois, actuellement bonnet C.
    Patiente âgée de 42 ans, présentant des seins relâchés après allaitement. Résultat à 10 mois d’une augmentation mammaire par implants anatomiques (320 gr ) en gel de silicone par voie axillaire, position dual plan .
    Patiente âgée de 42 ans, présentant des seins relâchés après allaitement. Résultat à 10 mois d’une augmentation mammaire par implants anatomiques (320 gr ) en gel de silicone par voie axillaire, position dual plan .

  • Les patientes aux seins d’allure tubéreuse peuvent être, la plupart du temps, opérées par voie axillaire. Le relâchement du secteur inférieur du sein est retardé de quelques semaines.
    Patiente âgée de 20 ans, amorce marquée de seins tubéreux, résultat à 10 mois d'une augmentation mammaire par voie axillaire par des prothèses anatomiques de 295 cc. Les implants sont dans ce cas positionnés en arrière de la glande mammaire.
    Patiente âgée de 20 ans, amorce marquée de seins tubéreux, résultat à 10 mois d'une augmentation mammaire par voie axillaire par des prothèses anatomiques de 295 cc. Les implants sont dans ce cas positionnés en arrière de la glande mammaire.

  • Les patientes avec un surpoids sont une très bonne indication des implants mammaires dans l’espace pré pectoral.
    Patiente âgée de 28 ans, présentant un surpoids. Résultat à 9 mois d’une augmentation mammaire par prothèse anatomique par voie axillaire, situation pré pectorale,350 cc.
    Patiente âgée de 28 ans, présentant un surpoids. Résultat à 9 mois d’une augmentation mammaire par prothèse anatomique par voie axillaire, situation pré pectorale,350 cc.

  • Les patientes présentant une asymétrie du volume mammaire peuvent bénéficier de volume d’implant et de positionnement différent.
    Patiente, 22 ans, asymétrie mammaire, implants anatomiques 225 cc à droite et 245 cc à gauche, position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 12 mois, actuellement bonnet C.
    Patiente, 22 ans, asymétrie mammaire, implants anatomiques 225 cc à droite et 245 cc à gauche, position dual plan, par voie axillaire. Résultat à 12 mois, actuellement bonnet C.

  • Certaines patientes désirent des seins menus.
    Patiente âgée de 18 ans à 9 mois d'une augmentation mammaire par voie axillaire (cicatrice sous les bras) par des prothèses anatomiques de 200 cc. Les implants sont dans ce cas positionnés en arrière du muscle pectoral.
    Patiente âgée de 18 ans à 9 mois d'une augmentation mammaire par voie axillaire (cicatrice sous les bras) par des prothèses anatomiques de 200 cc. Les implants sont dans ce cas positionnés en arrière du muscle pectoral.
    Patiente âgée de 32 ans, résultat à 10 mois d’une augmentation mammaire par prothèse anatomique par voie axillaire, rétro pectorale, 195 cc.
    Patiente âgée de 32 ans, résultat à 10 mois d’une augmentation mammaire par prothèse anatomique par voie axillaire, rétro pectorale, 195 cc.

  • Certaines patientes désirent des seins très généreux.
    Patiente âgée de 28 ans : Résultat à 12 mois d’une augmentation mammaire par prothèse anatomique par voie axillaire, rétro pectorale, 390 cc.
    Patiente âgée de 28 ans : Résultat à 12 mois d’une augmentation mammaire par prothèse anatomique par voie axillaire, rétro pectorale, 390 cc.
    Patiente âgée de 33 ans, augmentation mammaire par implants anatomiques (320 cc ) en gel de silicone par voie axillaire, position en dual plan :rétro musculaire en haut et rétro glandulaire en bas. Résultat à 9 mois.
    Patiente âgée de 33 ans, augmentation mammaire par implants anatomiques (320 cc ) en gel de silicone par voie axillaire, position en dual plan :rétro musculaire en haut et rétro glandulaire en bas. Résultat à 9 mois.

  • Certaines patientes changent leurs implants ronds contre des implants anatomiques.
    Patiente âgée de 43 ans, opérée quelques années auparavant d’une augmentation mammaire par implant ronds, elle présente par ailleurs un relâchement cutané abdominal supérieur. Résultat à 5 mois d’un changement d’implant pour de prothèse anatomique 320 cc associée à une plastie abdominale supérieure partielle. Notez la douceur du galbe des seins.
    Patiente âgée de 43 ans, opérée quelques années auparavant d’une augmentation mammaire par implant ronds, elle présente par ailleurs un relâchement cutané abdominal supérieur. Résultat à 5 mois d’un changement d’implant pour de prothèse anatomique 320 cc associée à une plastie abdominale supérieure partielle. Notez la douceur du galbe des seins.
    Patiente âgée de 45 ans, opérée quelques années auparavant d’une augmentation mammaire par implant ronds. Elle déplore un relief progressivement apparu sur le versant supérieur des seins. Résultat à 7 mois d’un changement d’implant pour de prothèse anatomique 525 cc. Notez la douceur du galbe des seins.
    Patiente âgée de 45 ans, opérée quelques années auparavant d’une augmentation mammaire par implant ronds. Elle déplore un relief progressivement apparu sur le versant supérieur des seins. Résultat à 7 mois d’un changement d’implant pour de prothèse anatomique 525 cc. Notez la douceur du galbe des seins.

Quelles cicatrices ?

Les cicatrices représentent le passage par lequel le praticien confectionne une loge de réception pour la future prothèse et le chemin par lequel la prothèse va être introduite et positionnée. Après avoir expérimenté les cicatrices trans-aréolaires (à travers l’aréole), péri-aréolaires (autour de la moitié inférieure de l’aréole), sous mammaires (dans le futur sillon sous mammaire), et axillaires (au plus profond du creux de l’aisselle), la voie axillaire est privilégiée presqu’exclusivement.

  • la cicatrice péri aréolaire reste très rare, car trop visible de manière symétrique sur les aréoles et pas assez protectrice pour la sensibilité érogène des mamelons ;
  • la cicatrice dans le sillon mammaire inférieur ou l’aréole représente 5% de mes interventions. Elle est réalisée lors de difficiles changements d’implants ;
  • La cicatrice axillaire concerne 95 % des interventions. D’une longueur de 4 cm, elle est située au plus profond du creux de l’aisselle, au fin fond de la zone pileuse, et reste extrêmement discrète même avec les bras levés. Aucune cicatrice ne doit être tolérée plus bas ou plus en avant. De plus, elle permet de ne laisser aucune cicatrice sur la région mammaire, et de conserver au mieux la sensibilité tactile et érogène du mamelon.

Mon point de vue sur les différentes cicatrices existantes.

  • la cicatrice sous mammaire
    En dehors de certaines patientes qui présentent des seins naturellement tombants, la cicatrice est d’autant plus visible que la patiente est jeune et présente une peau épaisse. Si ces cicatrices restent dissimulées en position debout, elles apparaissent beaucoup plus évidentes en position allongée. Elles signent ainsi des seins artificiellement augmentés de volume. De plus, cette voie sous mammaire ne permet pas de parfaire l’arrondi du sillon sous mammaire une fois la cicatrice fermée et la mise en place finale de la prothèse.

  • les cicatrices péri aréolaires ou trans-aréolaires
    Elles entrainent une diminution voire une disparition de la sensibilité érogène du mamelon propre à chaque patiente, et parfois tellement importante dans la vie intime. Leur symétrie signe des seins artificiellement augmentés par prothèses. La visibilité de ces cicatrices est d’autant plus prégnante que les aréoles sont de petites tailles, que la patiente est jeune (moins de 30 ans), sans enfant, et que le volume de l’implant est important.
    Les interventions par la voie trans-aréolaire, où la cicatrice traverse l’aréole et contourne le mamelon, sectionnent un contingent des canaux véhiculant le lait bien trop important et restreignent la possibilité d’allaiter.

  • la cicatrice axillaire
    Son avantage principal est de ne pas se trouver sur les seins.

Photos de cicatrices axillaires : Notez l’extrême discrétion des cicatrices axillaires à 9 mois après l’intervention.
Photos de cicatrices axillaires : Notez l’extrême discrétion des cicatrices axillaires à 9 mois après l’intervention.
Photos de cicatrices axillaires : Notez l’extrême discrétion des cicatrices axillaires à 9 mois après l’intervention.

Mes patientes, elles, apprécient :

  • sa quasi disparition à un an, dans un pli naturel et une zone visuellement dissimulée en position debout ou allongée ;
  • la très bonne récupération voire la majoration de la sensibilité érogène de l’aréole et du mamelon : cette sensibilité si riche en sensations est très perturbée par les voies aréolaires, et peut ne jamais revenir ;
  • l’allaitement futur ne pose strictement aucun problème, ce qui est loin d’être le cas des voies aréolaires.

Mais il s’agit là d’un accès à distance pour positionner les implants. Seule l’expérience et la détermination m’ont amené à pouvoir, par cette voie décalée, positionner des implants anatomiques, dans la meilleure situation possible en fonction de mes patientes soit devant le muscle, soit derrière le muscle, soit derrière le muscle en haut pour protéger le bord supérieur de la prothèse et la rendre invisible, et devant le muscle en bas pour assurer une bonne pénétration de la prothèse dans le sein.

Cette voie d’abord axillaire, plus délicate que les autres, présente deux inconvénients.

  • une difficulté du bon positionnement des prothèses, et de la confection d’un bel arrondi du sillon sous mammaire. Mon expérience dans ce domaine me permet d’aborder sans appréhension les cas les plus complexes et difficiles ;
  • le risque d’un déplacement de l’implant vers l’extérieur, le long du trajet vers la voie axillaire. Ce déplacement se produit lors du réveil de la patiente, parfois très agité, accompagné de mouvements désordonnés, qui peuvent chasser la prothèse vers l’extérieur.

J’ai personnellement réglé ce problème en demandant à mes anesthésistes de réveiller mes patientes en salle d’intervention et non en salle de réveil. Cela me permet de bloquer moi-même la position des implants de mes patientes pendant cette phase critique qui mène à un repos tranquille.


L’intervention
d’une augmentation mammaire

La consultation pré-opératoire

Après une entrevue avec mes assistantes, la consultation commence. Sa durée est environ de 45 minutes.
Avant de vous examiner il me faut vous connaître davantage. Je vous pose un certain nombre de questions concernant votre histoire, la raison pour laquelle vous n’appréciez pas vos seins, leur histoire, et votre degré de motivation.
Puis vient l’examen de vos seins qui me permet de recueillir de nombreux éléments. Dans un premier temps, j’ai besoin d’entendre ce que vous leur reprochez. Ensuite, j’évalue certaine partie de l’anatomie et les seins.

  • l’aspect général du buste : l’épaisseur de la peau et de la graisse sous la peau, la visibilité du gril costal, les déformation ou malformation thoraciques éventuelles, la largeur du thorax et des épaules ;
  • le volume ou taille propre des seins sur une échelle de bonnet allant de A à D et y ajoutant des décimales : par exemple A,3 pour une patiente présentant un bonnet un peu plus gros que le A mais bien moins fort que le B, ou même A,8 pour des seins faisant un tout petit B ;
  • la densité, la fermeté, la souplesse, et la recherche d’un élément d’allure pathologique ;
  • la symétrie des seins. 80% des femmes présentent une asymétrie plus ou moins marquée de leur buste ;
  • la disposition des seins sur le thorax ;
  • la forme des seins ;
  • la largeur et hauteur de chacun des seins, et leur écartement ;
  • l’étude de l’aréole : sa largeur et sa sensibilité cotée de 1 à 4 ;
  • l’étude du creux axillaire, avec le futur emplacement de la cicatrice.

J’expose alors la stratégie chirurgicale propre à vos seins.
Ensemble, nous essayons quelques volumes d’implants pour que je comprenne exactement la silhouette que vous désirez.

Enfin, je vous explique le déroulement de l’intervention chirurgicale, votre séjour à la clinique, les éléments de votre suivi post opératoire et récupération. Si vous désirez passer plus de temps à essayer des implants, mes assistantes sont à votre disposition, et mon cabinet composé de plusieurs pièces vous permet de vous isoler. Beaucoup de mes patientes reviennent pour une deuxième, voire une troisième consultation pour réessayer les prothèses, et nous poser quelques questions.
Une fois votre décision prise, une date d’intervention est organisée et mes assistantes vont s’occuper de vous pour faciliter au mieux les quelques démarches à suivre.

Comment se déroule l’intervention ?

L’intervention se déroule en position strictement assise, incontournable pour contrôler au mieux la bonne position des prothèses. Un drainage par tubulure est positionné.
Un pansement modelant de contention est positionné en fin d’intervention et va maintenir les implants en bonne situation pendant une semaine environ.
Le réveil complet se fait en salle d’intervention afin d’assurer le maintien des prothèses en bonne position pendant la phase très critique de la reprise de connaissance. En effet, l’agitation de certaines patientes peut mener à un déplacement des prothèses.

A noter :
Après l’âge de 28-30 ans, ou systématiquement lors d’antécédents mammaires particuliers, une mammographie de dépistage est réalisée avant l’intervention.

Durée de l’intervention

L’intervention dure environ de 1h 30.

Quelle anesthésie ?

L’intervention d’augmentation des seins est effectuée sous une anesthésie générale.

Quelle durée d’hospitalisation ?

Une hospitalisation de 24 heures est requise. Les drains sont enlevés le lendemain de l’intervention. Rarement, ils peuvent être enlevés en consultation le lendemain ou surlendemain de la sortie.

Quelle douleur ?

La douleur est cotée 3,5 sur une échelle de 0 à 10. Elle s’estompe rapidement pour ne laisser subsister qu’une gêne pendant quelques jours supplémentaires.

Quels résultats ?

Le résultat est immédiat. Mais l’œdème des seins engendré par l’intervention s’estompe sur 2 à 3 mois aux termes desquels, la poitrine s’assouplit et prend une apparence naturelle. Durant cette période, des cataplasmes à l’argile verte pour leurs caractères anti inflammatoire, apaisant et assouplissant sont préconisées.

Quelles cicatrices ?

Les cicatrices représentent le passage par lequel le praticien confectionne une loge de réception pour la future prothèse et le chemin par lequel la prothèse va être introduite et positionnée. Après avoir expérimenté les cicatrices trans-aréolaires (à travers l’aréole), péri-aréolaires (autour de la moitié inférieure de l’aréole), sous mammaires (dans le futur sillon sous mammaire), et axillaires (au plus profond du creux de l’aisselle), la voie axillaire est privilégiée presqu’exclusivement.

  • La cicatrice axillaire concerne 95 % des interventions. D’une longueur de 4 cm, elle est située au plus profond du creux de l’aisselle, au fin fond de la zone pileuse, et reste extrêmement discrète même avec les bras levés. Aucune cicatrice ne doit être tolérée plus bas ou plus en avant. De plus, elle permet de ne laisser aucune cicatrice sur la région mammaire, et de conserver au mieux la sensibilité tactile et érogène du mamelon.
  • la cicatrice dans le sillon mammaire inférieur ou l’aréole relève des 5% des cas restants. Elle est réalisée lors de difficiles changements d’implants.
  • la cicatrice péri aréolaire, reste très rare, car trop visible de manière symétrique sur les aréoles et pas assez protectrice pour la sensibilité érogène des mamelons.

La convalescence
après une augmentation mammaire

Quel suivi post-opératoire ?

Plusieurs consultations post opératoires sont à prévoir : une à 8 jours, une à 4 ou 5 semaines, puis tous les 2 à 3 mois pendant six mois, et à 18 mois

  • jour 1 post opératoire (PO) : la douche est autorisée, elle doit ménager le pansement des seins disposé au bloc opératoire, et se limiter à la région abdominale et les membres inférieurs ;
  • jour 8 PO : consultation pour enlever le pansement des seins et les fils. La douche complète est autorisée. Port d’un soutien gorge souple pendant 6 semaines, associé à une bande de contention pendant 5 jours ;
  • jour 14 PO : début des auto massages de la région péri-cicatricielle, et début des cataplasmes à l’argile verte pour ses vertus apaisantes, anti œdème, anti inflammatoire, assouplissante ;
  • jour 21 PO : massage plus intense des creux axillaires et premier rasage local.

A noter :
Dans le cas de cicatrice axillaire, des mouvements de levées des bras et mobilisation des épaules sont nécessaires à partir de la 3ème semaine. Ces gestes, associés à un auto massage doux des aisselles à proximité de la cicatrice, permettent de retrouver rapidement une bonne amplitude de mouvement de l’épaule et de libérer les rétractions cicatricielles.

Par ailleurs, les massages des seins, dont le risque est de limiter l’adhérence des implants dans leurs loges, sont catégoriquement exclus.

La contention

Le port d’un soutien-gorge de sport sans armature avec ouverture devant est recommandé pendant 6 semaines.
Au 8ème jour, en consultation, un bandeau de contention est positionné au dessus des seins pour une durée de 5 jours.

Quel délai pour la reprises des activités ?

  • l’activité professionnelle

    Le retour à une activité professionnelle sédentaire est possible sous 3 jours, sinon à la fin du 7ème jour.

  • les activités sportives

    Les activités sportives peuvent être reprises dès la 3ème semaine, comme du jogging en douceur, un assouplissement ou de la gym de la partie basse du corps, et entre 4 et 6 semaines pour la partie haute du corps, ainsi que pour les sports plus intenses.


Les risques
d’une augmentation mammaire

Quels sont les risques généraux ?

Il s’agit des risques inhérents à toute intervention chirurgicale.
Les risques liés à l’anesthésie générale ou la rachi-anesthésie sont précisés lors de la consultation d’anesthésie.
Les risques de phlébite restent exceptionnels.

A noter :
La phlébite correspond à l’apparition d’un caillot de sang qui obstrue une des veines profondes des membres inférieurs. Ce caillot, s’il se détache, peut migrer vers les poumons et entrainer une embolie pulmonaire.

Le risque d’apparition de phlébite est combattu activement et énergiquement par l’utilisation systématique de bas de contention pendant l’hospitalisation et l’intervention chirurgicale, accompagnée par des massages des mollets durant l’opération. Un traitement anticoagulant encadre l’hospitalisation.
A ce jour, aucun cas de phlébite n’est à déplorer lors des interventions réalisées.

Quels sont les risques spécifiques inhérents à l’intervention ?

  • l’hématome ou saignement, exceptionnel pour ce type d’intervention, peut mener à une évacuation chirurgicale. Une collection de sang laissée en place autour de la prothèse ne peut que mener à la constitution d’une coque ;
  • l’infection d’une prothèse reste très rare par la mise en place d’une prévention rigoureuse et énergique par asepsie drastique et prescriptions d’antibiotiques per et post opératoires. Elle peut conduire à une reprise du traitement antibiotique, parfois associé à un lavage drainage de la loge de la prothèse. L’ablation temporaire de la prothèse est exceptionnelle. ;
  • la sensibilité érogène et tactile des seins met quelques mois à récupérer, et peut parfois être modifiée ;
  • l’apparition aléatoire, entre 3 mois et 10 ans après l’opération, d’une coque fibreuse cicatricielle autour des prothèses. Celle-ci se manifeste d’abord en sensation de gêne et de douleurs accompagnées d’une déformation de la prothèse qui devient dure. A priori, elle est d’autant plus rare que la paroi des prothèses est hyper texturée, et d’autant mieux tolérée que les implants sont positionnés en rétro pectorales. Dans certains cas, une coque peut mener à une ré-intervention pour libérer la prothèse de sa gangue cicatricielle.
  • une rétraction cicatricielle axillaire, d’évolution constamment favorable grâce aux auto-massages répétés. Une injection locale d’anti inflammatoire est rarement nécessaire.

La couverture sociale
pour une augmentation mammaire

Aucune prise en charge par la Sécurité Sociale n’est envisageable en dehors des cas :

  • d’importante asymétrie mammaire supérieure à une taille de bonnet ;
  • de reconstruction après mastectomie ;
  • d’aplasie et hypotrophie mammaire majeure ;
  • de déformation thoracique évidente.

Dans ces cas précis, une entente préalable avec la Sécurité Sociale est rédigée par le praticien et adressée par le patient au Médecin Conseil de sa Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
Ce n’est que sous 15 jours que le Médecin Conseil statue sur la demande de l’intéressé.



Besoin d'autres informations ?

N’hésitez pas à nous contacter via ce formulaire et nous nous ferons un plaisir de vous répondre dans les plus brefs délais.